Aller au contenu

Une notion à retrouver ?

Calcul vectoriel dans le plan

Première · Mathématiques
Suivi enregistré sur cet appareil

Cours

Tout le chapitre « géométrie dans l'espace » repose sur ces outils. Ils viennent de Seconde et de Première : on les remet en place ici, dans le plan, avant de les transporter dans l'espace (fiche 7B).

1Un vecteur : direction, sens, longueur

Un vecteur \(\vec{u}\) est entièrement déterminé par trois données :

  • sa direction : celle d'une droite (horizontale, verticale, oblique…) ;
  • son sens : l'un des deux sens de parcours de cette direction ;
  • sa longueur (ou norme) \(\|\vec{u}\|.\)

Un vecteur n'a pas de position : on peut le représenter par une flèche partant de n'importe quel point. C'est pourquoi deux flèches différentes peuvent représenter le même vecteur.

Égalité de deux vecteurs \(\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{CD}\) signifie : même direction, même sens, même longueur. Cela équivaut à dire que \(ABDC\) est un parallélogramme (attention à l'ordre des lettres : on tourne \(A\to B\to D\to C\)).
Translation La translation de vecteur \(\vec{u}\) transforme \(M\) en \(M'\) défini par \(\overrightarrow{MM'}=\vec{u}.\) Dire « \(\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{CD}\) » revient à dire que la translation qui envoie \(A\) sur \(B\) envoie aussi \(C\) sur \(D.\)
Exemple. \(A(1\,;\,2)\) et \(B(4\,;\,3)\) donnent \(\overrightarrow{AB}\,(3\,;\,1).\) Avec \(C(-2\,;\,0)\) et \(D(1\,;\,1)\) on obtient \(\overrightarrow{CD}\,(3\,;\,1)\) : les deux vecteurs sont égaux, donc \(ABDC\) est un parallélogramme.

2Relation de Chasles

Pour trois points \(A,\ B,\ C\) quelconques (même alignés, même confondus) :

\[\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AC}.\]

Elle sert dans les deux sens.

  • Recoller : une somme de vecteurs « bout à bout » se réduit au vecteur qui va du premier point au dernier.
  • Décomposer : on choisit un point intermédiaire \(P\) utile et on écrit \(\overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AP}+\overrightarrow{PC}.\) C'est le geste de base de toute démonstration vectorielle.
Deux conséquences à connaître \(\overrightarrow{BA}=-\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AA}=\vec{0}\,;\) en particulier \(\overrightarrow{AB}-\overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{CA}=\overrightarrow{CB}.\) Une différence de deux vecteurs de même origine se lit « du second point vers le premier ».
Exemple. \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CD}=\overrightarrow{AD}.\) Et si on cherche \(\overrightarrow{IJ}\) alors qu'on ne connaît que des vecteurs partant de \(A\), on écrit \(\overrightarrow{IJ}=\overrightarrow{IA}+\overrightarrow{AJ}.\)

3Somme, vecteur nul, opposé, différence

Règle du parallélogramme. On place les deux vecteurs à partir du même point : si \(\overrightarrow{AB}=\vec{u}\) et \(\overrightarrow{AD}=\vec{v}\), alors

\[\vec{u}+\vec{v}=\overrightarrow{AC},\]

où \(ABCD\) est le parallélogramme construit sur \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) : la somme est la diagonale issue de \(A.\) (C'est la même chose que Chasles : \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AC}\), car \(\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AD}=\vec{v}.\))

  • Vecteur nul \(\vec{0}=\overrightarrow{AA}\) : il est neutre, \(\vec{u}+\vec{0}=\vec{u}.\)
  • Opposé \(-\vec{u}\) : même direction, même longueur, sens contraire, et \(\vec{u}+(-\vec{u})=\vec{0}.\)
  • Différence \(\vec{u}-\vec{v}=\vec{u}+(-\vec{v})\) : c'est l'autre diagonale du parallélogramme, orientée de l'extrémité de \(\vec{v}\) vers celle de \(\vec{u}.\)
Exemple. Avec \(\vec{u}\,(3\,;\,1)\) et \(\vec{v}\,(-1\,;\,2)\) : \(\vec{u}+\vec{v}\,(2\,;\,3)\) et \(\vec{u}-\vec{v}\,(4\,;\,-1).\)

4Multiplication par un réel

Pour un réel \(k\ne 0\) et un vecteur \(\vec{u}\ne\vec{0}\), le vecteur \(k\vec{u}\) a :

  • la même direction que \(\vec{u}\) — quel que soit le signe de \(k\) ;
  • le même sens si \(k>0\), le sens contraire si \(k<0\) ;
  • pour longueur \(\|k\vec{u}\|=|k|\times\|\vec{u}\|.\)

Le cas \(k=0\) est à part : \(0\times\vec{u}=\vec{0},\) et le vecteur nul n’a ni direction ni sens. On calcule comme en algèbre : \(k(\vec{u}+\vec{v})=k\vec{u}+k\vec{v}\) et \((k+k')\vec{u}=k\vec{u}+k'\vec{u}.\)

Exemple. Si \(\vec{u}\,(3\,;\,-2)\) alors \(2\vec{u}\,(6\,;\,-4)\) (deux fois plus long, même sens) et \(-\tfrac{1}{2}\vec{u}\,(-1{,}5\,;\,1)\) (deux fois plus court, sens contraire).
Milieu, en version vectorielle \(I\) est le milieu de \([AB]\) si et seulement si \(\overrightarrow{AI}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}\), ce qui équivaut aussi à \(\overrightarrow{IA}+\overrightarrow{IB}=\vec{0}.\) Ces deux écritures servent tout le temps dans les démonstrations sans repère.

5Colinéarité et déterminant

Définition. Deux vecteurs \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) sont colinéaires s'il existe un réel \(k\) tel que \(\vec{v}=k\vec{u}\) (ou \(\vec{u}=k\vec{v}\)). Géométriquement : ils ont la même direction. Le vecteur nul est colinéaire à tous les vecteurs.

Critère par les coordonnées Si \(\vec{u}\,(x\,;\,y)\) et \(\vec{v}\,(x'\,;\,y')\), on appelle déterminant de \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) le nombre \(xy'-x'y.\) Alors \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) sont colinéaires si et seulement si \[xy'-x'y=0.\]

Le calcul se fait « en croix » : on multiplie la première coordonnée de \(\vec{u}\) par la seconde de \(\vec{v}\), puis on retranche le produit des deux autres.

Les deux usages
  • \(A,\ B,\ C\) sont alignés \(\iff\) \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) sont colinéaires.
  • Les droites \((AB)\) et \((CD)\) sont parallèles \(\iff\) \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{CD}\) sont colinéaires. (Elles sont alors confondues si en plus \(C\) appartient à \((AB)\), strictement parallèles sinon.)
Exemple 1. \(\vec{u}\,(3\,;\,-2)\) et \(\vec{v}\,(-6\,;\,4)\) : \(3\times 4-(-6)\times(-2)=12-12=0\), donc ils sont colinéaires — et en effet \(\vec{v}=-2\vec{u}.\)
Exemple 2. \(\vec{u}\,(2\,;\,5)\) et \(\vec{v}\,(3\,;\,7)\) : \(2\times 7-3\times 5=14-15=-1\ne 0\), donc ils ne sont pas colinéaires : ils forment une base du plan.

6Base, repère, coordonnées

Base du plan. Deux vecteurs \(\vec{i}\) et \(\vec{j}\) non colinéaires forment une base du plan : tout vecteur \(\vec{w}\) du plan s'écrit alors d'une seule manière

\[\vec{w}=x\,\vec{i}+y\,\vec{j},\]

et le couple \((x\,;\,y)\) est le couple de coordonnées de \(\vec{w}\) dans cette base. C'est l'unicité qui rend les calculs possibles : deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont les mêmes coordonnées.

Repère. Un repère \((O\,;\,\vec{i},\vec{j})\) est une base plus une origine. Les coordonnées d'un point \(M\) sont celles du vecteur \(\overrightarrow{OM}.\)

Les quatre formules de coordonnées Avec \(\vec{u}\,(x\,;\,y)\), \(\vec{v}\,(x'\,;\,y')\), \(A(x_A\,;\,y_A)\), \(B(x_B\,;\,y_B)\) et \(k\) réel :
  • \(\vec{u}+\vec{v}\ \ (x+x'\,;\,y+y')\) ;
  • \(k\vec{u}\ \ (kx\,;\,ky)\) ;
  • \(\overrightarrow{AB}\ \ (x_B-x_A\,;\,y_B-y_A)\) — arrivée moins départ ;
  • milieu \(I\) de \([AB]\) : \(I\left(\frac{x_A+x_B}{2}\,;\,\frac{y_A+y_B}{2}\right).\)
Exemple. \(A(-1\,;\,4)\) et \(B(5\,;\,2).\) Alors \(\overrightarrow{AB}\,(5-(-1)\,;\,2-4)\), c'est-à-dire \(\overrightarrow{AB}\,(6\,;\,-2)\,;\) le milieu de \([AB]\) est \(I(2\,;\,3)\,;\) et \(3\overrightarrow{AB}\,(18\,;\,-6).\)
Point / vecteur. Les coordonnées d'un point se lisent à partir de l'origine, celles d'un vecteur sont une différence. \(B(5\,;\,2)\) et \(\overrightarrow{AB}\,(6\,;\,-2)\) ne sont pas le même objet : on n'additionne jamais un point et un vecteur dans une égalité vectorielle.

7Démontrer sans repère à savoir démontrer

Beaucoup de propriétés se démontrent sans aucune coordonnée : on traduit les hypothèses en égalités vectorielles, puis on calcule avec Chasles.

Énoncé (théorème des milieux) \(ABC\) est un triangle, \(I\) le milieu de \([AB]\) et \(J\) le milieu de \([AC].\) Montrer que \((IJ)\) est parallèle à \((BC)\) et que \(IJ=\tfrac{1}{2}BC.\)

Démonstration. On traduit d'abord les hypothèses :

  • \(I\) milieu de \([AB]\) donne \(\overrightarrow{IA}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{BA}\,;\)
  • \(J\) milieu de \([AC]\) donne \(\overrightarrow{AJ}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AC}.\)

On décompose ensuite le vecteur cherché en passant par \(A\) (relation de Chasles) :

\[\overrightarrow{IJ}=\overrightarrow{IA}+\overrightarrow{AJ}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{BA}+\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AC},\]

puis on regroupe et on applique Chasles une seconde fois :

\[\overrightarrow{IJ}=\tfrac{1}{2}\left(\overrightarrow{BA}+\overrightarrow{AC}\right)=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{BC}.\]
Conclusion. \(\overrightarrow{IJ}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{BC}\) : les vecteurs \(\overrightarrow{IJ}\) et \(\overrightarrow{BC}\) sont colinéaires, donc \((IJ)\ /\!/\ (BC)\,;\) et en passant aux longueurs, \(IJ=\left|\tfrac{1}{2}\right|\times BC=\tfrac{1}{2}BC.\)

Le schéma de preuve est toujours le même : traduire les hypothèses → décomposer par Chasles jusqu'à ne garder que les vecteurs de l'hypothèse → lire la conclusion (colinéarité pour un parallélisme, égalité de vecteurs pour un parallélogramme, \(\vec{0}\) pour un milieu).

Méthode

1. Décomposer un vecteur avec la relation de Chasles

  1. Repérer le point intermédiaire utile : c'est presque toujours un point qui apparaît déjà dans les vecteurs donnés par l'énoncé (souvent \(A\), ou le centre de la figure).
  2. Écrire \(\overrightarrow{XY}=\overrightarrow{XP}+\overrightarrow{PY}\) avec ce point \(P.\)
  3. Remplacer chaque morceau par ce que l'énoncé fournit, en utilisant si besoin \(\overrightarrow{PX}=-\overrightarrow{XP}.\)
  4. Réduire : regrouper les termes semblables comme en algèbre.
Exemple. \(ABCD\) est un parallélogramme de centre \(O.\) Exprimer \(\overrightarrow{OB}\) en fonction de \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AD}.\)
\(\overrightarrow{OB}=\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{OA}=-\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AC}=-\tfrac{1}{2}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}\right),\) donc \(\overrightarrow{OB}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}-\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AD}.\)

2. Montrer que trois points sont alignés

  1. Choisir un point de départ commun, par exemple \(A\), et calculer \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) (arrivée moins départ).
  2. Calculer le déterminant \(xy'-x'y\) de ces deux vecteurs.
  3. S'il vaut \(0\), les vecteurs sont colinéaires, donc \(A,\ B,\ C\) sont alignés. Sinon, ils ne le sont pas.
  4. Sans repère : chercher un réel \(k\) tel que \(\overrightarrow{AC}=k\,\overrightarrow{AB}\), en décomposant par Chasles.
Exemple. \(A(1\,;\,2),\ B(3\,;\,5),\ C(7\,;\,11).\) \(\overrightarrow{AB}\,(2\,;\,3)\) et \(\overrightarrow{AC}\,(6\,;\,9)\) ; déterminant \(2\times 9-6\times 3=18-18=0\) : les points sont alignés, et même \(\overrightarrow{AC}=3\overrightarrow{AB}.\)

3. Montrer que deux droites sont parallèles

  1. Prendre un vecteur directeur de chaque droite : \(\overrightarrow{AB}\) pour \((AB)\), \(\overrightarrow{CD}\) pour \((CD).\)
  2. Calculer le déterminant des deux vecteurs.
  3. S'il vaut \(0\) : les droites sont parallèles. Sinon elles sont sécantes.
  4. Si l'énoncé demande de distinguer : tester si \(C\) appartient à \((AB)\), c'est-à-dire si \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) sont colinéaires. Oui \(\Rightarrow\) droites confondues ; non \(\Rightarrow\) strictement parallèles.
Exemple. \(A(0\,;\,1),\ B(2\,;\,5),\ C(3\,;\,0),\ D(4\,;\,2).\) \(\overrightarrow{AB}\,(2\,;\,4)\), \(\overrightarrow{CD}\,(1\,;\,2)\), déterminant \(2\times 2-1\times 4=0\) : \((AB)\ /\!/\ (CD).\) Et \(\overrightarrow{AC}\,(3\,;\,-1)\) avec \(2\times(-1)-3\times 4=-14\ne 0\) : \(C\notin(AB)\), les droites sont strictement parallèles.

4. Exprimer un vecteur comme combinaison linéaire, à partir d'une figure

On donne deux vecteurs de base sur la figure (par exemple \(\vec{u}=\overrightarrow{AB}\) et \(\vec{v}=\overrightarrow{AD}\)) et on demande d'écrire un troisième vecteur sous la forme \(a\vec{u}+b\vec{v}.\)

  1. Partir du point de départ du vecteur cherché et avancer le long des côtés de la figure par Chasles, jusqu'au point d'arrivée.
  2. Traduire chaque déplacement en fonction de \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) : un côté parallèle à \(\vec{u}\) donne un multiple de \(\vec{u}\) (attention au sens, donc au signe), un milieu donne un coefficient \(\tfrac{1}{2}.\)
  3. Additionner et regrouper : \(a\vec{u}+b\vec{v}.\)
  4. Vérifier sur la figure que le résultat a le bon ordre de grandeur et le bon sens.
Exemple. \(ABCD\) parallélogramme, \(\vec{u}=\overrightarrow{AB}\), \(\vec{v}=\overrightarrow{AD}\), \(K\) milieu de \([BC].\) Alors \(\overrightarrow{AK}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BK}=\vec{u}+\tfrac{1}{2}\overrightarrow{BC}=\vec{u}+\tfrac{1}{2}\vec{v}.\)

5. Démontrer une propriété géométrique sans repère

  1. Traduire les hypothèses en égalités vectorielles : « \(I\) milieu de \([AB]\) » devient \(\overrightarrow{AI}=\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}\) ; « \(ABCD\) parallélogramme » devient \(\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC}\) ; « \(M\) tel que \(\overrightarrow{AM}=\tfrac{2}{3}\overrightarrow{AB}\) » se garde tel quel.
  2. Choisir le vecteur à calculer : celui qui apparaît dans la conclusion.
  3. Le décomposer par Chasles pour ne faire apparaître que les vecteurs des hypothèses.
  4. Lire la conclusion : une colinéarité \(\Rightarrow\) parallélisme ou alignement ; une égalité de vecteurs \(\Rightarrow\) parallélogramme ; \(\overrightarrow{IA}+\overrightarrow{IB}=\vec{0}\Rightarrow\) milieu.

Avantage de cette méthode : aucune coordonnée à choisir, la démonstration vaut pour toutes les figures, et elle se transpose telle quelle dans l'espace (fiche 7B).

Erreurs fréquentes

  • Confondre \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{BA}.\) Ce sont des vecteurs opposés : \(\overrightarrow{BA}=-\overrightarrow{AB}.\) Dans Chasles, les lettres doivent se « recoller » : \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}\) marche, \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{CB}\) ne marche pas tel quel.
  • Additionner les longueurs. \(\|\vec{u}+\vec{v}\|\ne\|\vec{u}\|+\|\vec{v}\|\) en général : on additionne les coordonnées, pas les longueurs. L'égalité n'a lieu que si \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) sont de même sens.
  • Tester la colinéarité coordonnée par coordonnée. Voir que \(x\ne x'\) ou que \(y\ne y'\) ne prouve rien du tout. Le seul test est le déterminant \(xy'-x'y=0.\) Et chercher « le même coefficient » à la main échoue dès qu'une coordonnée est nulle.
  • Confondre point et vecteur. Écrire \(D=\overrightarrow{AB}\) ou \(A+\overrightarrow{AB}\) n'a pas de sens dans une égalité vectorielle. On écrit \(\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{BC}\) puis on en déduit les coordonnées de \(D.\)

Visualisation

Fais glisser le bout des flèches. \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\) sont les deux vecteurs de base ; \(\vec{w}\) est le vecteur à décomposer. Les pointillés montrent les deux morceaux \(a\vec{u}\) et \(b\vec{v}\) dont la somme donne \(\vec{w}.\)

u (base)v (base)w à décomposercomposantes

Exercices

Exercice 1 — Coordonnées, somme, multiple Niveau 1

abscisseordonnée

Exercice 2 — Colinéarité Niveau 2

réponse

Exercice 3 — Alignement et parallélogramme Niveau 3

conclusion
réponse
ordonnée

QCM

Quatre questions tirées au hasard dans une banque de quinze. Une seule bonne réponse par question.

← Fiche précédenteLogarithme népérienContinuer →Vecteurs de l'espace
↑ Haut de la fiche
© 2026 Solucions Digitals JOA · Contenu pédagogique sous licence CC BY-SA 4.0 · Offrir un café